Bénédicte Lanot

LITTÉRATURE CONTEMPORAINE


CONTACT : benedicte.lanot(a)wanadoo.fr

Née en 1955, professeur de lettres CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles) à Caen et Hérouville-Saint-Clair. Agrégée de lettres modernes, docteur ès lettres. Elle participe à l’Université populaire de Caen depuis 2005.

 



HORAIRE :

19h-21h les  30/11/17,  8/02/18  &  15/03/18
18h-20h les  21/12/18,  11/01/18  &  12/04/18
le jeudi

LIEU :

Auditorium du Musée des beaux-arts de Caen

THÈME :  Voyages, voyages : l’homo viator contemporain

Comment comprendre le succès grandissant de pratiques comme l’escalade, la marche ou les stages de survie ? Comment comprendre le succès des récits qui rapportent les longues traversées ou les immersions au cœur d’une nature sauvage, réputée hostile, composés par des voyageurs en rupture radicale avec les habitudes de consommation touristique ? Ne pourrait-on déceler dans ce qu’on appelle la « littérature de voyage », dans les éloges de la marche ou de l’escalade, quelque chose comme un basculement de nos manières d’être-au monde ?

DATES :

  • 30/11/17 : Nous ouvrirons cette question (philosophique, anthropologique, existentielle) avec la belle et profonde méditation qu’Alexis Loireau a composée au cœur du Pays d’Auge, à Vaudeloges, en 2013. – La Grâce de l’escalade, Petites prises position sur la verticalité et l’élévation de l’homme. Transboéal, coll. « Petite philosophie du voyage ».

    Alexis Loireau ou le don des sommets
    Alexis Loireau compose
    La Grâce de l’escalade (sous-titré Petites prises de position sur la verticalité et l’élévation de l’homme) dans le pays d’Auge et le publie en 2013 aux éditions Transboréal (collection « petites philosophies du voyage »). Ce jeune polytechnicien, adepte avec sa femme Coralie du « voyage nature », est un spécialiste, un expert, un passionné de la grimpe. Car l’escalade est un voyage, une première manière de se désengluer de soi, de faire de son corps une caisse de résonance pour la terrible et merveilleuse complexité du monde. Alexis Loireau fait suivre à son lecteur les séquences de mouvements patiemment travaillées, la construction des chorégraphies verticales, au rythme de la paroi. Il montre comment son corps de grimpeur se fait l’écho d’une autre vie que la sienne : le contact sensuel, érotique avec la roche, le plaisir que procure une gestuelle souple et esthétique, et même la perception du vide, de la possibilité de la chute, le font vivre en osmose avec la nature. L’escalade ainsi n’est pas un sport, mais un art de vivre : c’est une manière d’être au monde, d’être une partie du monde vivant, de le révéler, d’être révélé par lui.

  • 21/12/17 : Notre deuxième séance se centrera sur la marche à laquelle David Le Breton a consacré un essai, et qu’illustrent chacun à sa manière Sylvain Tesson et François Cassingena Trevedy. – Sur les Chemins noirs, Sylvain Tesson (2016) – Cantique de l’infinistère, À travers l’Auvergne, François CassingenaTrevedy (2017) – Marcher, Éloge des chemins et de la lenteur, David Le Breton (2012)
  • 11/01/18 : Nous rencontrerons ensuite le marcheur superlatif qu’est Bernard Ollivier : nous lirons la trilogie qu’il publie entre 2000 et 2003– Longue marche 1. Traverser l’Anatolie
    – Longue marche 2. Vers Samarcande
    – Longue marche 3. Le vent des steppes
  • 8/02/18  &  15/03/18 : Nous ne pouvons pas parler littérature de voyage sans nous inscrire dans le sillage de Nicolas Bouvier, auquel nous consacrerons deux séances– L’Usage du monde (1963, pour la première édition)
    – Le Poisson scorpion (1982)
  • 12/04/18 : Nous achèverons notre périple autour de Sylvain Tesson, de son séjour au bord du lac Baïkal et de sa longue marche sur les traces des évadés du goulag– L’Axe du loup, 2004
    – Dans les forêts de Sibérie, 2011 



Pas de conférence cette année au Rond-Point.